Thierry Arcaix

Communication, culture et patrimoine

Evénements

  1. Puces du 13 mai 2007
  2. De Figuerolles à Reus
  3. Sans-papiers
  4. Gildal à l'Antirouille

1- Puces du 13 mai 2007

pucesDimanche 13 mai, le quartier Figuerolles à Montpellier a connu son grand moment annuel de libre-échange. Mais un échangisme pas vraiment pervers et en accord avec toutes les morales. Car c’est bien d’un marché qu’il s’agissait, et même d’un marché d’un type spécial : un marché aux puces. Le côté magique de cette opération menée de main de maître par les associés de ce quartier sous l’appellation maintenant célèbre « Drôle de Figue » est qu’il en réunit tous les habitants pour une folle journée. Malgré une météo pas terrible, temps gris et frisquet, aux antipodes de celui des jours précédents, la rue s’est remplie d’exposants et de chalands. Et des choses ont changé de main, pour des prix abracadabrants. La belle petite vitrine en noyer pour 10 €, le vélo en parfait état 20 €, 2 € les trois marteaux, des livres neufs à 20 cts, etc. etc. C’est que pour beaucoup, il s’agissait de faire du vide dans les appartements et, comme dit Nafissa : « de toute façon, on l’aurait jeté, alors autant faire plaisir à quelqu’un ! » Donc, surtout, ne le dites à personne : si ça se savait, on risquerait de voir arriver l’année prochaine des bus entiers de touristes étrangers qui nous achèteraient tout sous le nez. Parce qu’en plus, il y a des animations : musique, sculpture de glace en direct, buvette, j’en passe et des meilleures. Gardez bien l’info secrète, comme vous faites pour les bons coins à champignons...

2- De Figuerolles à Reus

Le vernissage de l’exposition d’Emile Arcaix a redonné des couleurs et un peu de folie au musée Agropolis.

aff"Son vécu, il nous le fait partager dans ses tableaux, depuis sa petite en fance tumultueuse dans les rues du quartier mythique de Figuerolles jusqu’à son séjour à Reus en Cataliogne d’où il nous est revenu ce soir", introduisait Corinne Giacometti, vice présidente du conseil régional. Dans son discours, elle évoquait Figuerolles, son histoire et sa mosaïque culturelle : "ce quartier […] a été le lieu de résidence des petites gens, la main d’œuvre d’abord agricole puis industrielle nécessaire à la vie de la cité […] Un quartier « anartiste » en entendra-t-on dire. Car c’est ce qui a fait qu’Emile Arcaix s’est installé à Reus ; il y a retrouvé quelque chose de son Figuerolles d’antan, de ses racines, de son histoire". La série de tableaux présentée par le peintre est empreinte de vie par sa palette de couleurs. Un régal pour les yeux. Ses œuvres évoquent particulièrement le monde de la nuit. Une femme aguicheuse, qui dessine des volutes de fumée avec sa cigarette, accoudée çà un bar, la bretelle de sa robe retombant sur son épaule ; une sensualité presque palpable. La religion devient sujette à l’humour, le diable devient compagnon de l’homme de foi. Tous deux titubent, certainement un excès d’alcool… Peinture de critique et d’expression, révélatrice des npn-dits de la société. Rien de tel que la présence du groupe les Gipsy Catalans et de quelques tapas pour réunir, le temps d’une soirée Figuerolles et Reus. Un vernissage sous le signe des rencontres et du partage. Le directeur, Christian Peron, a annoncé ensuite l’exposition en septembre prochain des dessins d’un célèbre caricaturiste : Fortuné. Cet homme a travaillé pendant 25 ans au journal le Parisien et a réalisé durant cette période plus de 15000 dessins. Agropolis-Museum semble décidé à en surprendre plus d’un.

(Elodie Cabrera. L’Hérault du Jour. Mercredi 25 avril 2007.)

Emile Arcaix réunit plus de 300 personnes

« C’était gigantesque ! Il y avait tellement de monde qu’on pouvait à peine circuler par moments » Grand succès, en effet, pour le vernissage, lundi soir, à Agropolis-Museum, de l’exposition d’Emile Arcaix, enfant de Figuerolles résidant désormais en Espagne. Musique manouche avec les Gipsy Catalans, tapas et sangria ont imprimé un esprit de fête à cette soirée. L’occasion pour Corinne Giacometti, la présidente du musée, de saluer la peinture colorée et tourbillonnante de l’artiste et le virage du musée des agricultures du monde qui entend désormais « être le lien nécessaire entre science et culture ». Emile Arcaix va maintenant s’atteler à la réalisation en direct d’une immense fresque sur les murs du bâtiment et dont le vernissage, fin juin-début juillet, promet d’être tout aussi grandiose avec musique, guinguette et conférences sur la guerre civile espagnole. Si un comité de pilotage artistique va être créé, Christian Peron a d’ores et déjà annoncé la prochaine exposition : le dessinateur Jacques Fortuné, en septembre. En attendant, courez voir jusqu’au 12 juillet De Figuerolles à Reus. ..

(Midi Libre. Mercredi 25 avril 2007.)

3- Sans-papiers

crim"Même les gens en règle ont peur" « Les gens en ont marre. Certaines personnes sont contrôlées au faciès deux ou trois fois dans la journée, parfois dans les commerces. C’est humiliant », témoigne un habitant de Figuerolles. « Les gens ont peur, les commerçants n’osent pas demander la réquisition du procureur quand « ils » viennent faire un contrôle dans leur commerce. Même les gens en situation régulière ont pzur de perdre leurs papiers ! » s’exclame un voisin. « C’est comme si on était tous les jours surveillés, on vit sous pression constante » ajoute son collègue qui doit passer dans quelques jours au tribunal administratif pour une « expulsion probable ». Hier matin (samedi 24 novembre 2007) sur la place Salengro, 50 à 60 personnes se sont mobilisées pour dénoncer la criminalisation du quartier. L’opération était organisée par la coordination des comités de soutien aux sans-papiers, le comité de soutien aux Kurdes, et la Librairie Scrupule. Informations, pétitions et discussions circulaient entre les passants.

A 11 h, quelques commerçants ont baissé leur store pour manifester symboliquement contre les contrôles à répétition. « Je baisse mon rideau pour les sans-papiers, pour le quartier et pour le commerce. Toutes les fins d’après-midi, les flics sont garés ici. Une fois, ils ont contrôlé les clients sur la terrasse, ils nous empêchent de travailler. Pourquoi ils ne font pas autant de contrôles dans les autres quartiers ? » s’indigne la patronne du Sphinx. « Le matin à 6 heures, ils sont là à contrôler des gens qui vont travailler. Trop, c’est trop. »

Le 8 décembre prochain, à 11h 30, un autre rassemblement est prévu devant l’école Léo Malet dans le quartier Celleneuve pour soutenir les personnes sans-papiers et la tension qui cerne peu à peu les quartiers populaires.

Hélène Gosselin ; L’Hérault du Jour, dimanche 25 novembre 2007

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4- Gildal à l'Antirouille

Personnage illustre du quartier, il a eu droit à son article dans le Midi Libre...

gildal

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